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La vraie
discographie de Bob Marley
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"Catch
a Fire"
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[1972]
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Dans
les années 60, les Wailers forment un
trio vocal populaire en Jamaïque mais,
comme son idole Curtis Mayfield, Bob
Marley a envie de se diversifier
musicalement. Après avoir entendu leur
récent et superbe travail avec Lee
Perry, séances qui définiront plus ou
moins le devenir du reggae, Chris
Blackwell offre 4000 livres sterling aux
Wailers pour réaliser un album. A la
surprise de Blackwell, né en Jamaïque,
ils dépensent la totalité de l'argent
sur l'enregistrement, mais le directeur
du label lsland n'en est pas satisfait.
Il ajoute une guitare et un
synthétiseur; accélère le rythme des
chansons dont "Concrete
Jungle","400 Years",
"Midnight Rebel" et "Kinky
Reggae", mises en boîte à
l'origine par les Wailers
accompagnés d'Aston Family Man Barrett
à la basse et de son frère Carlton à
la batterie, tous deux membres des
Upsetters, le groupe de Perry. Mélange
judicieux alliant rock, soul, blues et
funk au reggae, l'album est un succès
en Angleterre. Le contenu vulgairement
sexuel associé à la musique
jamaïcaine y est remplacé par un
militantisme "Catch a fire"
convenant bien plus au goût du public
rock. Quant à la guitare... La fusion
avec le rock, bien que déplorable au
goût des fans de reggae, allait faire
de Marley une star.
sur
le site de la fnac
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"Burnin'"
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[1973]
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De
son premier titre en forme
d'hymne, "Get Up, Stand Up",
attaque virulente contre l'église,
écrite et chantée avec une co!ère
féroce par Marley et Peter Tosh aux
tensions finales de "Rastaman
Chant", une berceuse Ital de
l'époque de l'esclavage, le deuxième
album des Wailers est un chef-d'oeuvre de
la musique jamaicaine. Le militantisme du
groupe atteint de nouveaux sommets avec
Marley et Tosh en alerte sur "Burnin'And
Lootin" et se
félicitant d'avoir "tiré sur le
shérif". Dans un registre plus
profond, ils retournent aux racines gospel
de toute la musique noire afin de chanter
les louanges de Jah, leurs harmonies à
trois voix impeccables, rien de moins, sur
ce qui sera leur dernier album ensemble. Sur
'Put It On", déjà
enregistrée par lesWailers en 1963, la
vantardise adolescente de Marley diminue
face à sa toute nouvelle foi. "Small
Axe" et "Duppy Conqueror"
faisaient partie des chansons
enregistrées avec Lee Perry quelques
années auparavant et représentent, pour
beaucoup. les Wailers à leur summum. Ils
dépeignent Marley abattant des géants et
pourfendant des fantômes, enraciné dans
une puissante mythologie. Enfin, deux
beaux cantiques baptistes,"Pass It
On" et "Hallelujah Time"
sont adaptés et interprétés par Bunny
Livingtson. en accord avec la culture
rastafari. Cette fois, BIackwell n'a
ajouté ni guitare ni synthétiseur. Il
réintroduit simplement au premier plan la
guitare scratchée d'Earl Lindo et le son
de basse epais d'Aston. Reprise par Eric
Clapton, "I ShotThe Sherif" est
devenu un hit international, faisant enfin
connaître Marley au monde entier.
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le site de la fnac
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"Natty
Dread"
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[1974]
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Avec
le très attendu 'Natty Dread", le
groupe devient Bob Marley &TheWailers.
A nouveau produit par BlackweIl, l'album
compte dans ses rangs le guitariste
américain AI Anderson, désormais soliste
officiel, ainsi qu'une section de cuivres.
Marley, sur le point de devenir la
première rock star issue du reggae, est
accompagné par des Wailers auxquels
manquent PeterTosh, qui désire
enregistrer un album solo, et Bunny
Livingston, pIus agé que les autres et
lassé des tournées. Avec cet album,
Marley transpose le ghetto dans un décor
plus riant, débutant par un hommage
joyeux et opportun au pouvoir du reggae
("Lively Up Yourself"). Même Si
Bob commente encore la très orageuse
scène politique jamaicaine ("Three
O'Clock Road Block") et parle au nom
de tous les peuples opprimés, l'absence
de PeterTosh affaiblit son propos. Les
appels à l'action ont été remplacés
par des phases de réflexion blues ("Them
Belly Full","Revolution")
qui font allusion au futur statut de
Marley. Il trouve encore le temps de
revisiter "Bend Down Low", vieux
standard des Wailers datant de 1966 et
assemblage de sous-entendus reggae sans
aucune place au doute écrit par le jeune
chanteur avec sa nouvelle épouse, Rita,
en tête. Rira Marley fait maintenant
officiellement partie, avec Marcia
Griffiths et Judy Mowatt, du trio de
choristes féminines, les I-Threes.
L'absence de Livingston et deTosh s'entend
également au niveau de l'écriture,
Marley s'appuyant plus sur les frères
Barrett. Une chanson, la ballade
soul-reggae autobiographique "No
Woman, No Cry", est particulièrement
inattendue pour lui. Elle permet à Marley
de décrocher son premier tube au
Royaume-Uni.
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le site de la fnac
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"Live
At The Lyceum"
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[1975]
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Il
est grand temps pour Marley de rappeler au
monde que c'est lui qui a tiré sur le
shérif et non Eric Clapton. Accompagné
par les frères Barrett,Tyrone Downie aux
claviers, Earl Smith à la guitare et ses
choristes les l-Threes,Marley commence une
tournée en Angleterre. Au lieu des clubs
dangereux comme le Bouncing BaIl dans
lequel les artistes jamaicains se
produisent habituellement, il joue dans
des clubs de rock. Les deux concerts au
Lyceum BaIl room de Londres en juillet
restent un moment mémorable. Malgré la
petite capacité du Ballroom, les 1200
spectateurs connaissent et chantent chaque
mot de chaque chanson et traitent Marley
comme un membre de la famille royale en
visite : le Roi du Reggae a été
couronné ces deux nuits-là. Comme pour
revendiquer la foi de ses fans, il
interprète la plus grande partie de
"Burnin'" et de "Catch A
Fire", d'une manière explosive
annonçant les vrais incendies et les
pillages qui éclateront en Angleterre
l'année suivante. La version de "No
Woman. No Cry" est plus lente que
l'originale et transporte littéralement
le public dans un rare moment de dévotion
musicale. En novembre, lorsque le groupe
rentre en Jamaique pour donner un concert
de charité avec Stevie Wonder, c'est
devenu un hit dans le Top 10 anglais. Bob
Marley a atteint son but.
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le site de la fnac
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"Rastaman
Vibration"
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[1976]
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"RastamanVibration",
l'exposition ta plus claire de la musique
et des croyances de Marley, est le premier
album des Wailers à entrer dans les
charts américains. Des touches de rock se
posent plus naturellement sur des chansons
comme "Roots Rock Reggae" et les
talent musicaux du petit jamaicain sont
amplement déployés : toutes les chansons
sonnent comme des succès. De "Crazy
Baldhead" à "Rat Race",
Marley semble avoir enfin trouvé son
propre style musical. Sur "'War",
il met en musique un discours de
l'empereur Hailé Sélassié 1er,
décédé un an plus tôt, prisonnier du
nouveau régime marxiste en Ethiopie. Sur
"Johnny Was", Bob Marley parle
d'une mère qui trouve son fils mort dans
la rue, s'inspirant de l'assassinat de Bat
Man Wilson, le frère du chanteur Delroy
Wilson. 1976 est une année d'élection
tendue et violente en Jamaique. Même Si
Marley est resté politiquement neutre, il
est blessé en décembre lorsque des
hommes armés pénètrent en force et lui
tirent dessus dans les locaux de Tuff
Gong, sur Hope Road, quelques jours avant
le concert gratuit Smile Jamaica qu'il a
organisé dans l'espoir d'apaiser le
ghetto. Marley s'est rétabli et a joué
le concert avec défiance. Les balles ne
pouvaient pas l'atteindre, lui, l'artiste
de reggae avec un album dans les charts
américains.
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le site de la fnac
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"Exodus"
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[1977]
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Immédiatement
après le concert Smile Jamaica et
l'attentat raté contre sa vie, Marley
part pour Londres où il commence à
enregistrer "Exodus". En I 977,
le rock n'a plus de héros, mais le reggae
a Bob Marley, dont l'aura messianique
grandit. Il flotte effectivement un parfum
mystique dans l'air. Les touches
délicates de pop, la confiance en un
message religieux et la gaieté pure de la
musique de Marley sont irrésistibles. A
Londres, elle est cette année amplement
contrebalancée par le nihilisme des
punks. "Let's get together and feel
alright", chante Marley sur un medley
entre "One Love" et "People
Get Ready" de Curtis Mayfield, une
chanson qu'il avait déjà enregistré en
version ska en 1965. "Exodus"
est resté au sommet des charts anglais
pendant une année entière. Le funk de la
plage titre était un changement pour
Marley, tandis que "Waiting ln
Vain",un autre hit énorme, le trouve
d'humeur amoureuse sur fond de rock. Mais
quel que soit le style, Marley exsude la
confiance en le pouvoir salutaire de la
musique. Ses albums débordent de hits :
celui-ci contient également une chanson
intitulé "Jammin' " co-écrite
avec StevieWonder.
sur
le site de la Fnac
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"Kaya"
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[1978]
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D'autres
plages provenant des séances
d'"Exodus", avec moins de
prêche rastafarien et un mixage plus
enlevé lui valent à l'époque
l'accusation d'être trop commercial. Mais
en vérité, même s'il est marginal de
par ses origines, Marley exerce une
attirance universelle. Qu'on vienne des
pays ri:hes ou du Tiers Monde, tout le
monde peut s'identifier à sa
musique."Kaya" est une bouffée
d'air frais dans sa carrière au
développement rapide, s'ouvrant sur une
ode à la bonne herbe,"Fasy Skanking"
et s'achevant sur le plaintif 'TimeWill
TelI". Entre les deux, Marley semble
préoccupé par ses affaires de coeur.
Dans ce bouquet de chansons d'amour s'en
trouve au moins une digne de durer
toujours : "lsThis Love" devient
un hit de plus dans le Top 10 anglais. une
irrésistible proposition de bonheur
éternel dans le modeste lit de Bob. Les
fans plus âgés de Marley ont la surprise
d'entendre "Sun Is Shining", une
autre chanson provenant des séances avec
Lee Perry qui avaient lancé la carrière
internationale de Marley, dans une version
moins rigide. qui convient bien au côté
brochure de vacances aux Caraïbes de
l'album.
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le site de la Fnac
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"Babylon
By Bus"
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[1978]
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Débutant
par une semaine de concerts triomphaux au
RainbowTheatre de Londres à l'automne
1977, Bob Marley et les Wailers ont passé
presque un an sur la route, traversant
l'Europe, l'Amérique, l'Australie et le
Japon. De cette longue série de shows
naît "Babylon By Bus", un
souvenir de concert au titre signé Bob,
livrant un rare exemple d'humour jamaicain
de tournée. Les exhortations positives
abondent pourtant, même s'il est futile
de prêcher la bonne parole rastafarienne
dans des endroits aussi abandonnés par
Jah que Paris ou Copenhague. Le public
semble prêt à faire écho à chaque
chant guerrier et hurlement sauvage de
Marley et, quand les choses s'animent, on
a droit à un medley touchant entre 'War"
et "No MoreTrouble", ainsi qu'à
une version de "Punky Reggae Party",
le clin d'oeil complice de Marley envers
les punks, sorti en face B de "Jammin'
". En avril 1978, la tournée de
Marley le ramène en Jamaïque. On l'y
retrouve sur scène serrant les mains du
premier ministre Michael Manley et du chef
de l'opposition Edward Seaga au concert
pacifiste One Love. Le destin lui
réservait un autre genre de retour aux
sources. A la fin de I 978, Marley
visitait l'Afrique pour la première fois,
arrivant au Kenya, puis partant au nord
vers l'Ethiopie, le foyer spirituel de
Rastafari.
sur
le site de la Fnac
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"Survival"
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[1979]
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Depuis
que les Rastas avaient quitté les
collines pour prendre place à bord du
Black Star Liner (et échouer dans les
ghettos de Kingston), le retour en Afrique
était un article de foi rasta. Marley a
effectué son pèlerinage en 1978 et
"Survival" en a résulté, un
album exalté, au son plus dense, mixé
par le producteur disco Alex Sadkin. Comme
la pochette composée de drapeaux
africains, l'album est un péan à
l'unité panafricaine qui, dans un style
purement Marley, commence par l'universel
et bluesy "Trouble inTheWorld".
Il poursuit en énumérant les étapes du
chemin de croix de libération
post-coloniale que Marley connaît
suffisamment bien grâce à l'histoire
jamaicaine récente. En Afrique, Marley
est rapidement devenu une superstar, à
égalité avec James Brown ou Mohammed Ah.
Son statut est tel James Brown ou Mohammed
Ali. Son statut est tel qu'il est invité
à jouer pendant les célébrations
d'indépendance de la Rhodésie l'année
suivante. Seul invité étranger, il
s'aperçoit que les combattants de la
liberté connaissent mieux les paroles de
son "Zimbabwe" que celles de
leur propre hymne national. Il croise la
route du Prince Charles à l'aéroport,
alors qu'il va "récupérer le
drapeau de ma mère", qui ne flotte
plus au dessus de l'Afrique. Quand le
Prince envoie un aide de camp inviter
Marley à discuter, le Roi du Reggae garde
dignement ses distances. "S'il veut
parler, laisse-le venir à nous"
sur
le site de la Fnac
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"Uprising"
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[1980]
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En
1980, au même plan que des apparitions en
Afrique à forte signification politique,
Marley se produit en tête d'affiche
devant des foules de 100 000 personnes en
Europe. Il s'est produit pendant deux
soirs au Madison Square Garden à New
York, mais tombe gravement malade peu de
temps après. Il espère alors toucher le
public afro-américain avec "Uprising",
enregistré à Tuif Gong, son propre
studio en Jamaïque. Il a bien senti que
les fans rock ne sont pas son véritable
public et est piqué au vif par la
condescendance avec laquelle on considère
le reggae dans les cercles musicaux noirs.
Il joue son va-tout, pour passer a la
radio noire, avec l'enlevé et
irrésistible "Could You Be Loved",
un funk afro-antillais au riff de guitare
inhabituellement fougueux signé Junior
Murvin. Marley préfère le funk au rock
il aime entendre dominer les cuivres
plutôt que les quitares.
"Exodus" et "Kaya"
avaient été enregistrés avec une
section de cuivres reléguée au fond au
mixage mais, sur ses derniers albums,
Marley n'en fait qu a sa tête."Uprising
voit un autre changement pour Bob, dans
son portrait finement observé d'un
supermodel (Pimper's Paradise").
L'album s'achève sur le très touchant
"Redemption Song", retour de
Marley sur sa carriere et sur le role de
la musique dans sa vie, au son d'une
simple guitare acoustique. En septembre
980, il donne son dernier concert et le
conclut par ses mots : "Tout ce que
j'ai jamais eu étaient des chansons de
liberté/ Aiderez-vous à chanter ces
chansons de liberté ?."
sur
le site de la Fnac
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"Confrontation"
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[1981]
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Les
derniers enregistrements de Bob Marley.
Cette compilation posthume fut supervisée
par Rita, sa veuve, et offre "Rastaman
Live Up", gros tube sur l'île, ainsi
que diverses sorties jamaicaines jamais
publiées en Europe.Tout l'album donne le
sentiment d'assister à une cérémonie
incantatoire rasta et presque chaque
chanson expose une strophe directe et
simple d'hommage à jah, sans les
interrogations ni les cris de colères
militants qui plaisaient tant au public
mondial. Certes, le Marley qu'on
connaissait est là, notamment dans
"Buffalo Soldier" qui parle des
soldats noirs jetés dans la Guerre Civile
US. Mais la joyeuse simplicité de
"Chant Down Babylon", "Mix
Up, Mix Up" ou "Redemption"
semblent indiquer que l'âme sauvage du
rebelle avait enfin trouvé sa paix. Sur
la pochette, l'artiste Neville Garrick a
peint Marley en saint Georges dreadlocké
terrassant le dragon babylonien, parfaite
image symbolique de la canonisation à
venir.
sur
le site de la Fnac
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